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De nuit, sur le rempart d’une forteresse de pierre, un soldat barbu tient un tesson couvert d’écriture et regarde au loin, vers une colline où brille un dernier feu ; près de lui, un brasero allumé sur le parapet.
Reconstitution numérique

Salle 06 sur 17

Jérusalem, l’exil et les 70 ans

Les ostraca de Lakish, la ville détruite et une durée d’exil fixée à l’avance.

Statut : ACCOMPLIE

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L’annonce · 625 av. n. è. · Statut : ACCOMPLIE

Soixante-dix ans

La quatrième année du roi Joïakim, Jérusalem est encore debout. Son temple est intact, son roi est sur le trône. À Karkemish, sur l’Euphrate, Babylone vient de vaincre l’Égypte, mais la menace semble encore lointaine.

C’est alors que Jérémie annonce l’impensable : tout le pays deviendra « un désert, une désolation ». Il ne s’agit pas d’une simple défaite. Il donne aussi une durée précise, soixante-dix ans, puis un dénouement : au terme de cette période, Babylone sera jugée à son tour et les exilés reviendront.

Une catastrophe, une durée chiffrée, la chute de l’empire vainqueur et un retour : une annonce de ce genre peut être vérifiée.

Et tout ce pays sera un désert, une désolation ; et ces nations serviront le roi de Babylone 70 ans. Et il arrivera, quand [les] 70 ans seront accomplis, que je visiterai sur le roi de Babylone et sur cette nation-là leur iniquité, dit Jéhovah, et sur le pays des Chaldéens, et je le réduirai en désolations perpétuelles.

Jérémie 25:11-12 Darby 1885

Car ainsi dit Jéhovah: Lorsque 70 ans seront accomplis pour Babylone, je vous visiterai, et j’accomplirai envers vous ma bonne parole, pour vous faire revenir en ce lieu.

Jérémie 29:10 Darby 1885

Les derniers jours

« Nous ne voyons pas Azéqa »

Jérémie a vu juste. Après une première déportation, en 617 avant notre ère, le roi Sédécias se révolte. L’armée de Nabuchodonosor revient et assiège Jérusalem pendant dix-huit mois. Dans le reste du pays, les villes fortifiées tombent l’une après l’autre ; seules résistent encore Lakish et Azéqa.

En 1935, dans les décombres de la porte de Lakish, l’archéologue britannique James Leslie Starkey découvre des tessons de poterie couverts d’écriture hébraïque à l’encre. Ce sont des messages militaires, adressés au commandant de la place par un officier posté dans les environs.

L’un d’eux s’achève ainsi : « Nous guettons les signaux de Lakish, selon tous les signes que mon seigneur a donnés, car nous ne voyons pas Azéqa. » Il semble que le feu d’Azéqa se soit éteint, et que la ville soit tombée.

Et l’armée du roi de Babylone combattit contre Jérusalem, et contre toutes les villes de Juda qui restaient, contre Lakis et contre Azéka ; car c’étaient, d’entre les villes de Juda, les villes fortes qui restaient.

Jérémie 34:7 Darby 1885

Niveau de preuve : FAIT ARCHÉOLOGIQUE Lettres de Lakish, British Museum et Jérusalem (PR-046). Traduction française du musée.

607 av. n. è. · 587/586 pour les historiens

Le temple en flammes

De nuit, une ville fortifiée bâtie sur une colline brûle ; un grand temple de pierre à colonnes est pris dans les flammes au sommet ; une brèche s’ouvre dans la muraille, et une file de fugitifs descend un sentier dans la vallée.
Reconstitution numériqueJérusalem incendiée par l’armée babylonienne : le temple, les palais et les maisons brûlent.

Au cinquième mois, la ville tombe. Les Babyloniens incendient le temple de Salomon, les palais et les maisons, et abattent les murailles. Les survivants sont déportés ; seuls quelques paysans pauvres restent dans le pays.

Deux mois plus tard, après l’assassinat de Guedalia, le gouverneur nommé par Babylone, ces derniers habitants s’enfuient en Égypte par peur des représailles. Juda est alors vide de ses habitants juifs.

Le livre des Chroniques relie expressément cette désolation à l’annonce de Jérémie : le pays « se reposa » pendant toute la durée de sa désolation, « jusqu’à ce que 70 ans soient accomplis ».

Et ils brûlèrent la maison de Dieu, et abattirent la muraille de Jérusalem, et brûlèrent par le feu tous ses palais ; et tous ses objets désirables furent livrés à la destruction. Et il transporta à Babylone le reste [échappé] à l’épée ; et ils furent ses serviteurs, à lui et à ses fils, jusqu’au règne du royaume des Perses ; afin que fût accomplie la parole de Jéhovah, [dite] par la bouche de Jérémie, jusqu’à ce que le pays ait joui de ses sabbats. Tous les jours de sa désolation il se reposa, jusqu’à ce que 70 ans soient accomplis.

2 Chroniques 36:19-21 Darby 1885
Des terrasses agricoles en pierre sèche abandonnées, envahies d’herbes folles et de chardons, autour d’un village de maisons de pierre vides ; au premier plan, un pressoir circulaire à meule ; des collines en terrasses jusqu’à l’horizon.
Reconstitution numériqueLes collines de Juda laissées à l’abandon : la terre « se reposa ».

La Loi prévoyait qu’une année sur sept, la terre resterait en jachère. Le Chroniqueur présente les 70 ans comme le temps où le pays rattrape ces années de repos.

Le prophète Daniel, exilé à Babylone, parle des 70 ans comme des « désolations de Jérusalem ». Plus tard, Zacharie rappelle les jeûnes que les exilés ont observés « pendant 70 ans » en souvenir de la catastrophe.

Parle à tout le peuple du pays, et aux sacrificateurs, disant: Quand vous avez jeûné et que vous vous êtes lamentés au cinquième et au septième [mois], et cela pendant 70 ans, est-ce réellement pour moi, pour moi, que vous avez jeûné ?

Zacharie 7:5 Darby 1885

Les années d’exil

Sur la route de Babylone

À l’aube, une longue colonne d’hommes, de femmes et d’enfants en vêtements de laine marche sur une piste poussiéreuse le long d’un large fleuve ; ils portent des jarres et des ballots, et des ânes chargés de paniers les accompagnent.
Reconstitution numériqueLes déportés de Juda sur la route de Babylonie, le long de l’Euphrate.

Jérémie avait aussi annoncé le sort du jeune roi Joïakin (appelé Conia ou Jéchonias) : il serait jeté avec sa mère « dans un autre pays » et y mourrait. Déporté en 617 avant notre ère, il passe en effet le reste de sa vie à Babylone.

Au début du XXe siècle, des archéologues allemands découvrent à Babylone des tablettes administratives du palais royal. Certaines enregistrent des rations d’huile versées à « Ia-ku-ú-ki-nu, roi du pays de Iahudu », et à ses cinq fils. Le roi déchu figure parmi les étrangers entretenus par la cour.

La 37e année de son exil, le nouveau roi Évil-Merodak le fait sortir de prison et lui assure un entretien quotidien jusqu’à la fin de ses jours. C’est sur ce détail que se clôt le livre des Rois.

Et je te jetterai, toi et ta mère qui t’a enfanté, dans un autre pays, où vous n’êtes pas nés ; et là vous mourrez.

Jérémie 22:26 Darby 1885

Et il arriva, en la trente-septième année de la transportation de Jehoïakin, roi de Juda, au douzième mois, le vingt-septième [jour] du mois, qu’Évil-Merodac, roi de Babylone, l’année où il commença de régner, éleva la tête de Jehoïakin, roi de Juda, [et le tira] de prison. Et il lui parla avec bonté, et mit son trône au-dessus du trône des rois qui étaient avec lui à Babylone. Et il lui changea ses vêtements de prison, et [Jehoïakin] mangea le pain devant lui constamment, tous les jours de sa vie ; et quant à son entretien régulier, un entretien continuel lui fut donné de la part du roi, jour par jour, tous les jours de sa vie.

2 Rois 25:27-30 Darby 1885

Calculateur interactif

Compter les 70 ans

Choisissez l’année de départ des 70 ans, puis comparez la fin de la période avec un repère que presque tous les spécialistes admettent : le retour des exilés à Jérusalem en 537 av. n. è.

Fin des 70 ans
537 av. n. è.
Désolation jusqu’au retour
70 ans
Écart avec le retour de 537
aucun

Les 70 ans de désolation s’achèvent l’année même du retour : le calcul s’accorde avec 2 Chroniques 36:21 et Daniel 9:2.

Vérification

Quatre annonces confrontées à l’histoire

  1. Détail 1

    Les dernières villes fortes de Juda tombent l’une après l’autre.

    « Et l’armée du roi de Babylone combattit contre Jérusalem, et contre toutes les villes de Juda qui restaient, contre Lakis et contre Azéka ; car c’étaient, d’entre les villes de Juda, les villes fortes qui restaient. »

    Jérémie 34:7

    Ce qui s’est passé

    Dans les ruines de la porte de Lakish, les archéologues ont retrouvé des lettres militaires écrites à l’encre sur des tessons. L’une d’elles se termine ainsi : « nous guettons les signaux de Lakish […], car nous ne voyons pas Azéqa. »

    Niveau de preuve : FAIT ARCHÉOLOGIQUE Preuves : PR-046

  2. Détail 2

    Le temple brûlé, la ville abattue, le pays désolé pendant 70 ans.

    « Et ils brûlèrent la maison de Dieu, et abattirent la muraille de Jérusalem, et brûlèrent par le feu tous ses palais ; et tous ses objets désirables furent livrés à la destruction. »

    2 Chroniques 36:19

    Ce qui s’est passé

    Les Babyloniens incendient le temple et les palais, abattent les murailles et déportent les survivants. Juda reste sans habitants juifs jusqu’au retour de 537 : soixante-dix ans de désolation selon la chronologie biblique.

    Niveau de preuve : DÉBATTU Preuves : PR-048, PR-047

  3. Détail 3

    Le roi de Juda sera jeté dans un autre pays.

    « Et je te jetterai, toi et ta mère qui t’a enfanté, dans un autre pays, où vous n’êtes pas nés ; et là vous mourrez. »

    Jérémie 22:26

    Ce qui s’est passé

    Les archives royales de Babylone mentionnent des rations d’huile versées à « Ia-ku-ú-ki-nu, roi du pays de Iahudu », et à ses cinq fils : le roi Joïakin vit bien en captivité à Babylone.

    Niveau de preuve : FAIT ARCHÉOLOGIQUE Preuves : PR-045

  4. Détail 4

    Au terme des 70 ans, les exilés reviendront.

    « Car ainsi dit Jéhovah: Lorsque 70 ans seront accomplis pour Babylone, je vous visiterai, et j’accomplirai envers vous ma bonne parole, pour vous faire revenir en ce lieu. »

    Jérémie 29:10

    Ce qui s’est passé

    Babylone tombe en 539 av. n. è. ; la première année de son règne, Cyrus autorise le retour, et en 537 les exilés sont de nouveau à Jérusalem. Le cylindre de Cyrus décrit cette politique de retour des peuples déportés.

    Niveau de preuve : DONNÉE HISTORIQUE Preuves : PR-001

539 et 537 av. n. è.

« Je vous visiterai »

De nuit, un vieil homme à barbe blanche lit un rouleau à la lueur d’une petite lampe à huile ; les murs de brique émaillée portent des taureaux ailés ; par une fenêtre cintrée, on aperçoit une tour à étages illuminée.
Reconstitution numériqueDaniel, à Babylone, compte les années annoncées par Jérémie.

En 539 avant notre ère, Babylone tombe aux mains de Cyrus (voir la salle 02). Peu après, Daniel, très âgé, relit les écrits de Jérémie et comprend que les soixante-dix années des « désolations de Jérusalem » touchent à leur fin.

La première année de son règne sur Babylone, Cyrus publie un décret qui autorise les Juifs à rentrer et à rebâtir le temple. Les exilés se mettent en route et, au septième mois de 537, le peuple est rassemblé à Jérusalem. Le livre d’Esdras présente ce retour comme l’accomplissement de « la parole de Jéhovah, dite par la bouche de Jérémie ».

la première année de son règne, moi, Daniel, je compris par les livres que le nombre des années touchant lequel la parole de Jéhovah vint à Jérémie le prophète, pour l’accomplissement des désolations de Jérusalem, était de 70 années.

Daniel 9:2 Darby 1885
  1. 625L’annonceLa 4e année de Joïakim, Jérémie annonce 70 ans de désolation.
  2. 617Première déportationLe roi Joïakin est emmené à Babylone (597 pour les historiens).
  3. 607Jérusalem détruiteLe temple brûle ; le pays est vidé de ses habitants (587/586 pour les historiens).
  4. 539Babylone tombeCyrus prend la ville ; Daniel comprend que les 70 ans s’achèvent.
  5. 537Le retourLes exilés sont de nouveau à Jérusalem, le septième mois.

Et la première année de Cyrus, roi de Perse, afin que fût accomplie la parole de Jéhovah [dite] par la bouche de Jérémie, Jéhovah réveilla l’esprit de Cyrus, roi de Perse ; et il fit une proclamation dans tout son royaume, et la publia aussi par écrit, disant:

Esdras 1:1 Darby 1885

Dossier

Pièces à conviction

Des lettres de soldats, des archives de palais, une chronique et un cylindre babyloniens, une tablette astronomique au cœur du débat et une encyclopédie de référence.

Niveau de preuve : FAIT ARCHÉOLOGIQUEPR-046

Lettres de Lakish (21 ostraca ; lettre IV : « nous ne voyons pas Azéqa »)

Nature
Ostraca en paléo-hébreu
Date
peu avant la chute de Jérusalem (607 ; 588 environ pour les historiens)
Conservation
British Museum, Londres (salle 57) ; quelques lettres, dont la IV, à Jérusalem
Inventaire
Lettre II : BM 125702 (1959,0711.2)

Messages militaires écrits à l’encre sur des tessons, retrouvés dans la porte de Lakish détruite par les Babyloniens (fouilles Starkey, 1935-1938) ; Jérémie 34:7 cite Lakish et Azéqa comme les dernières villes fortes de Juda.

Notice de référence (site externe)
Niveau de preuve : FAIT ARCHÉOLOGIQUEPR-040

Chronique de Nabuchodonosor (dite « de Jérusalem »)

Nature
Tablette cunéiforme (chronique babylonienne, ABC 5)
Date
événements de 605 à 594 av. n. è.
Conservation
British Museum, Londres
Inventaire
BM 21946 (1896,0409.51)

Prise d’Ashkelon au mois de kislev de la 1re année de Nabuchodonosor (604 pour les historiens ; vers 624 selon la chronologie biblique) : ville « changée en tell et monceaux de ruines » ; prise de Jérusalem le 2 adar (617 selon la chronologie biblique ; 597 pour les historiens), roi capturé, autre roi installé.

Notice de référence (site externe)
Niveau de preuve : FAIT ARCHÉOLOGIQUEPR-045

Liste de rations mentionnant Joïakin, roi de Juda

Nature
Tablette administrative (archives royales de Babylone)
Date
13e année de Nabuchodonosor (vers 612 selon la chronologie biblique ; 592 pour les historiens)
Conservation
Vorderasiatisches Museum, Berlin
Inventaire
VAT 16378 (et VAT 16283, 16376, 16395)

Rations d’huile pour « Ia-ku-ú-ki-nu, roi du pays de Iahudu » et ses cinq fils, versées par l’administration royale de Babylone : l’exil du roi Joïakin (déporté en 617 ; 597 pour les historiens) est attesté.

Notice de référence (site externe)
Niveau de preuve : FAIT ARCHÉOLOGIQUEPR-001

Cylindre de Cyrus

Nature
Inscription royale (cylindre d’argile, akkadien)
Date
après 539 av. n. è.
Conservation
British Museum, Londres (salle 52)
Inventaire
1880,0617.1941 (BM 90920)

Trouvé à Babylone en 1879 (H. Rassam). Récit babylonien de la prise de la ville par Cyrus et de sa politique de restauration des cultes et des populations déplacées.

Notice de référence (site externe)
Niveau de preuve : DÉBATTUPR-047

VAT 4956 (an 37 de Nabuchodonosor)

Nature
Tablette astronomique
Date
observations de la 37e année de Nabuchodonosor
Conservation
Vorderasiatisches Museum, Berlin
Inventaire
VAT 4956

Utilisée par les historiens pour fixer la chronologie (587/586). Certains chercheurs soutiennent que des positions lunaires de la tablette s’accordent mieux avec une chronologie plus haute de 20 ans. Débattu.

Notice de référence (site externe)
Niveau de preuve : DÉBATTUPR-048

607 ou 587/586 av. n. è. pour la destruction de Jérusalem

Nature
Chronologie

La plupart des historiens retiennent 587/586 (listes royales, documents commerciaux). Le site suit le calcul biblique : 70 ans de désolation jusqu’au retour de 537, donc 607.

Notice de référence (site externe)

Questions fréquentes

Objections et réponses

Les historiens datent la chute de Jérusalem de 587/586, pas de 607.

C’est exact, et le musée le dit clairement. La date de 587/586 repose sur les listes royales babyloniennes et sur le canon de Ptolémée. Le musée suit le calcul biblique : 70 ans de désolation du pays (2 Chroniques 36:21 ; Daniel 9:2) qui se terminent au retour de 537, date admise par la plupart des spécialistes ; la destruction se situe donc 70 ans plus tôt, en 607. Une tablette astronomique (VAT 4956) est au cœur de la discussion, et son interprétation est débattue.

Jérémie 29:10 parle de 70 ans « pour Babylone » : il s’agit de la durée de l’empire babylonien.

C’est la lecture de nombreux historiens, qui comptent environ 70 ans de domination babylonienne (de 609 à 539). Mais l’expression hébraïque peut aussi se rendre « à Babylone », et les autres passages décrivent les 70 ans comme une désolation du pays de Juda, sans habitants, pendant laquelle la terre « se reposa » (2 Chroniques 36:21), et comme les « désolations de Jérusalem » (Daniel 9:2). Ce sont ces 70 ans de désolation que suit le musée.

Le chiffre 70 est symbolique : il signifie simplement « une vie entière ».

Les écrivains bibliques le traitent comme une durée réelle : Daniel calcule à partir des « livres » que la fin approche (Daniel 9:2), et Zacharie parle de jeûnes observés « pendant 70 ans » (Zacharie 7:5). Le Chroniqueur précise qu’il s’agit du temps où le pays resta désolé jusqu’au règne des Perses.

Revoir la salle 05 : les nations voisines